Une portée de Huskys sibériens est peut-être l’un des spectacles de la nature les plus attrayants que l’on puisse voir au monde. C’est pourquoi la race a connu un « boom » il y a quelques années, qui s’est avéré complètement disproportionné et a entraîné le fait que de nombreux chiens se sont retrouvés confiés à des personnes qui ne leur étaient pas du tout adaptées. Avant de se laisser conquérir pas ces petits masques drôles et adorables, il faut donc réfléchir soigneusement et se demander si :
1. Nous voulons un chien de garde et/ou de défense.
Le Husky sibérien ne le sera jamais. Ni à l’âge de deux mois, ni à deux ans. N’étant pas un chien territorial, il n’a aucune raison de penser que les visiteurs (qu’il s’agisse d’amis ou de voleurs) sont indésirables d’une manière ou d’une autre. Pour lui, ce sont simplement d’autres amis à deux pattes, et on fait toujours la fête aux amis à deux pattes.
2. Nous voulons un chien capable de rester durant des heurs seul dans un jardin, voire dans un jardin sans grillage.
Le Husky n’est pas le bon chien pour cela. S’il reste seul, il s’ennuie, s’il s’ennuie, il va à la chasse ou à l’aventure (peut-être galante) ; et s’il part à l’aventure, il ne connaît pas de limite d’espace et parfois même pas de temps (cela dépend de l’intérêt qu’offre l’aventure en question).
3. Nous voulons un chien robot, toujours prêt à obéir aux ordres.
Il ne faut même pas y penser. Le Husky peut obéir promptement à ses supérieurs, mais seuls les experts les plus habiles, qui connaissent parfaitement la race, peuvent arriver à ce stade. Le néophyte ou celui qui pense n’avoir en face de lui qu’un simple « chien » est voué à l’échec dans 90% des cas. Il sera même peut-être celui qui obéira le plus… aux ordres du chien.
4. Nous voulons un chien qui, lorsqu’on l’appelle, accourt toujours vers nous.
Tout dépend… si c’est le chef de meute qui l’a appelé, il accourt effectivement. Si c’est quelqu’un d’autre, qu’il a faim ou envie de câlin, il viendra peut-être. Si c’est quelqu’un d’autre et qu’il pense avoir mieux à faire, il ne lui viendra même pas à l’esprit d’obéir.
Attention !
Il pourrait arriver de croiser des Husky (ou prétendus tels) qui démente ces affirmations, en particulier en ce qui concerne leur sociabilité envers les hommes. La plus grande part de responsabilité en incombe aux « importateurs sauvages » qui, pour vendre un chiot au moment du Boom de la race, se sont montrés prêts à tout, y compris à acquérir à bas prix (souvent revendus à prix élevées) tout ce qui pouvait avoir une robe blanc et noir et les célèbres yeux bleus, sans se préoccuper le moins du monde des qualités physiques « réelles » et en ignorant absolument tout de celles de caractère.